| A l’église Notre-Dame de Nazareth de Buis-les-Baronnies (26170) |
Deux artistes d’exception pour un voyage musical raffiné au cœur de l’esprit parisien.
Après son immense succès à la Philharmonie de Paris, le programme « Folies parisiennes » réunit le trompettiste Romain Leleu et le pianiste Orlando Bass pour une soirée musicale pleine d’éclat, d’élégance et de fantaisie.
À travers un répertoire inspiré par l’esprit de Paris, les deux artistes entraînent le public dans un univers raffiné et festif, mêlant virtuosité, émotion et charme à la française. Entre musique classique, airs populaires et clins d’œil aux grandes heures de la vie parisienne, « Folies parisiennes » célèbre avec brio l’art du spectacle et le plaisir du partage musical.

| Romain Leleu – trompette
Orlando Bass – piano |
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- Romain Leleu, trompettes fabriquées par un artisan français qui s’est basé sur les instruments du début du siècle
- Orlando Bass, piano Steinway Bruno Vincent
Romain Leleu, né le 7 novembre 1983 à Lille, est un trompettiste classique français, considéré comme l’un des plus brillants solistes de sa génération. Il étudie au , où il obtient les premiers prix de trompette et de musique de chambre, puis en Allemagne. Il est révélé au grand public en 2009 par le .
Il mène une carrière internationale, se produisant en soliste avec de et en musique de chambre, notamment avec Thierry Escaich ou . Romain Leleu est aussi connu pour ses , devenu le , qui revisite les grands classiques. Son jeu allie virtuosité, élégance et une grande musicalité
Orlando Bass

| jeudi 16 juillet 2026 à 21h00 | Eglise Notre-Dame de Nazareth de Buis-les-Baronnies (26170) |
| Tarif 20€, gratuit -18ans | Réservations Billetweb (click): 20,50€
Votre réservation vous donne accès aux meilleures places, le jour du concert présentez-vous directement au contrôle et installez-vous aux places notées réservées. |
| Espèces, Chèque, Carte bancaire |
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Au programme:
- Théo Charlier (1868-1944) : Solo de concours, pour trompette et piano
- Georges Enesco (1881-1955) : Légende, pour trompette et piano
- Claude Debussy (1862-1918) : Children’s Corner, pour piano 6ème mouvement Golliwogg’s Cake-Walk (Arrangement pour trompette et piano : Manuel Doutrelant)
- Gabriel Fauré (1845-1924) : Barcarolle no 1 op. 26, pour piano
- Maurice Ravel (1875-1937) : Vocalise-étude en forme de habanera, pour voix et piano (Arrangement pour cornet et piano : Romain Leleu)
- Jean-Baptiste Arban (1825-1889) : Fantaisie brillante, pour cornet et piano
ENTRACTE
- Fermo Dante Marchetti (1876-1940) : Fascination, pour voix et piano (Arrangement pour cornet et piano : Manuel Doutrelant)
- Erik Satie (1866-1925) : Gymnopédie no 1, pour piano (Arrangement pour trompette et piano : Manuel Doutrelant)
- Edvard Grieg (1843-1907) : Six Pièces lyriques op. 54, pour piano – 4ème mouvement : Nocturne
- George Gershwin (1898-1937) : Someone to Watch over Me – extrait de la comédie musicale Oh, Kay! (Arrangement pour trompette et piano : Joseph Turri)
- Claude Debussy : Préludes, Livre II pour piano
- 5ème mouvement : Bruyères
- 6ème mouvement : « Général Lavine » – Eccentric
- George Gershwin (1898-1937): Trois Préludes, pour piano et trompette

Paris, 1889.
La Tour Eiffel lance ses trois cent douze mètres vers le ciel de l’Exposition universelle. Au tournant du XXéme siècle, le Paris haussmannien s’offre au monde avec ses immenses boulevards. Ses salons prisés – comme celui de la princesse de Polignac, que fréquenteront Fauré, Satie, Ravel ou encore Poulenc – accueillent les plus grands esprits dans une émulation fascinante. C’est le Paris de la mode, le Paris des cabarets, la « ville lumière » où les créations musicales enfièvrent les esprits autant que les rebondissements politiques. Plus de mille représentations d’opéras et trois cent cinquante concerts symphoniques ont lieu cette seule année 1889 !
Ce vent de modernité de la Belle Époque souffle aussi sur la facture instrumentale. Antoine Courtois participe au développement des pistons, avec l’aide du cornettiste Jean-Baptiste Arban. Son nstrument a même été primé lors de l’Exposition universelle de 1855. Arban en perfectionne le jeu, comme en témoigne la virtuosité de sa Fantaisie brillante. La firme française d’Henri Selmer, plus connue pour ses clarinettes, allait également contribuer à l’histoire de la trompette, notamment avec son modèle Sabarich de 1958 – du nom de ce professeur de Maurice André au Conservatoire de Paris. Gustave-Auguste Besson, lui aussi, a vu ses innovations faire le tour du monde. Au Musée de la musique à Paris sont conservés trois instruments historiques de ces facteurs, dont Romain Leleu a eu le bonheur de faire renaître les sonorités élégantes et racées.
La musique connaît à cette époque un foisonnement tous azimuts. Paris attirera de nombreux compositeurs étrangers, comme George Gershwin, qui sera l’un des premiers à faire entrer le jazz dans la musique dite « classique », notamment dans ses Trois Préludes. Le compositeur d’origine roumaine Georges Enesco, venu étudier auprès de Fauré, signe en 1906 une Légende composée pour le concours de la classe de cornet du Conservatoire de Paris. L’exotisme inspire tous les compositeurs tel Debussy qui a goûté aux syncopes du jazz (Golliwogg’s Cake-Walk). Ravel a plutôt regardé du côté de l’Espagne voisine de son Pays basque natal, comme en témoigne sa Vocalise-étude en forme de habanera (une danse latino-américaine très populaire en France à la fin du XIXéme siècle). La Belle Époque, c’est aussi la noble tendresse de Fauré (Première Barcarolle).
Photo Le Dauphiné